42, Faubourg

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mardi 22 juillet 2008

Glouglou

Help! Get me out of here! J'en peux plus... Même pas le temps de finir de vous parler des 2 films qu'il me reste à commenter. Travailler plus pour gagner plus, je veux être millionnaire!

samedi 19 juillet 2008

Lake Tahoe - **

Bon, c'est l'inconvénient de ne jamais regarder les bandes-annonces exprès à l'avance, ni de lire les résumés des films qu'on va voir, on est des fois très surpris en choisissant ses films rien qu'avec l'affiche.

L'affiche, elle portait le nom d'un lac à la frontière américano-mexicaine, et avec la mention d'un prix au festival Sundance. Petit aparté, j'ai découvert qu'on ne disait pas "Festival de Sundance", mais "Festival Sundance", et qu'on ne gagne pas un prix "à Sundance" mais un prix "Sundance" ou "de Sundance", parce que Sundance, c'est le nom de l'institut qui gère le festival, et que le festival a lieu dans 3 villes de l'Utah, mais pas à Sundance (une station de ski de l'Utah). Fin de l'aparté. Donc en fait, Sundance a récompensé le début dans le cinéma du réalisateur, Fernando Eimbocke. Mais ça n'a rien du tout du tout à voir avec le genre de films que prime le festival Sundance. Oubliez les comparaisons avec Little Miss Sunshine ou Sexe, Mensonges et Vidéos, Lake Tahoe donne dans le contemplatif silencieux.

L'histoire, donc, c'est un garçon d'une quinzaine d'année qui vit avec sa mère et sa sœur dans une maison d'une suburb du Yucatan (rien à voir avec le lac Tahoe donc), et qui plante sa bagnole contre un poteau. En cherchant à la réparer, il va tomber sur le vieux garagiste méfiant mais cool, la vendeuse de pièces détachées un peu immature, l'ado débrouillard fan de kung-fu, et comme ça, sur 2 jours, on va le suivre. On va contempler la vie dans cette ville du Yucatan. Tranquillement, presque sans paroles (faut dire qu'il n'y a pas grand chose à raconter là-bas, sauf si on sait s'occuper avec des films de Jackie Chan).

Alors je sors de là déçu par cette surprise. J'ai pas accroché. Y'a des films contemplatifs que j'aime, comme Gerry, mais c'est rare, et la mayonnaise n'a pas du tout pris ici. A voir pour les amateurs de films contemplatifs, donc.

affiche du film

vendredi 18 juillet 2008

Saturno Contro - ****

Un film de Ferzan Özpetek, là, j'avais l'impression que c'était un film turc (je connaissais pas le réalisateur, même si j'avais vu Hammam à la télé y'a 6 ans). Mais Snèv et La Voisin m'y avaient traîné, j'ai donc vite compris qu'avec des acteurs appelés Stefano Accorsi et Pierfrancesco Favino, ça devait en fait être un film italien... Haaaannnn, Stefano Accorsi, Il Stefano Accorsi? Celui que vénèrent les amateurs de bruns trentenaires roulant des r? Bon ben, moi qui aime bien le cinéma italien, allons y.

L'histoire, donc, c'est un couple, Davide et Lorenzo, et leurs amis, hétérosexuels, bisexuels ou homos, jeunes, vieux, de tous horizons, qu'ils voient souvent, et avec qui ils se font une bonne bouffe dans leur bel appart de Rome. Et puis un soir, hémorragie subarachnoïde, Lorenzo s'effondre et tombe dans le coma. Avoir Saturne en opposition, pour une astrologue, c'est jamais bon...

J'ai pas encore été déçu par un film italien, et ce film ne fait pas exception. Une vie sociale centrée sur les amis, une atmosphère latine relax, des intrigues passionnées mais jamais violentes, c'est le genre de film qui me plaît parce que c'est le genre de vie qui me plaît. Gabrielle Ferri chantant son "Remedios, niña pequeña, chiquita, hermosa, preciosa..." ou la reprise de "Je suis venu te dire que je m'en vais", la villa à San Felice Circeo, c'est tout doux la vie en Italie. Même quand ça devient dur parce que le beau Lorenzo, ben, c'est pas joyeux ce qu'il lui arrive...

Ca bavait sec à mes côtés sur le bello ragazzo Accorsi (qui m'a fait beaucoup moins d'effet, mais bon). Je crois que c'est une bonne raison pour beaucoup de gens pour aller voir ce film. Pour moi, c'est juste parce que c'est le genre de film qu'on a plaisir à aller voir un dimanche après-midi entre amis.

affiche du film

jeudi 17 juillet 2008

Bons Baisers de Bruges - ****

Le titre du film est un clin d'oeil amusant, l'affichage dans le métro était conséquent, la distribution est loin d'être mauvaise, on devait donc s'attendre à un bon gros succès de ce film. Et pourtant, même s'il reste assez longtemps à l'affiche, c'est pas ça, et c'est dommage, parce qu'il est bien ce film!

Bruges, c'est un peu la ville mouroir bien discrète qu'il faut connaître quand on veut se faire oublier après avoir abattu un gosse par accident lors d'un règlement de comptes. Le tueur et son vieil acolyte, Ray et Ken, Colin Farrell et Brendan Gleeson, vont donc passer une quinzaine de jours dans cette cité médiévale où il n'y a rien à faire. Ouais, sauf que c'est pas exactement vrai, il va se passer des choses...

Tout plein de bonnes qualités à ce film, donc. Colin Farrell, déjà! Avec son accent british, il est encore mieux. Une intrigue qui se déroule toute seule en toute logique, mais sans moment téléphoné (en tout cas j'ai rien vu venir). Un bon équilibre entre répliques lourdes - c'est le personnage de Ray qui veut ça - et irrévérence rafraîchissante (en France, on en est encore au stade où on se moque de la météo chez les Ch'tis mais où on parle de racisme quand on dit qu'ils sont chômeurs). Et puis c'est à la fois une comédie et un polar, un peu comme Sparrow (dont j'ai parlé un peu plus tôt), c'est donc drôle avec du suspense. Franchement un bon film pour le weekend, je trouve.

affiche du film

Hancock - **

Will Smith continue sa reconversion dans le cinéma moins popcorn. Et en fait, si ça lui réussit pas trop mal pour l'instant, il y a encore du boulot.

La bande-annonce présente le film comme un film de super héros standard, sauf que le super héros serait un peu rustaud. Comme de coutume avec les bandes-annonces de films américains, l'histoire n'est pas exactement comme ça. En fait, un gros rebondissement a lieu à mi-film, et ça dérive vers un autre genre de film de super-héros. C'est là qu'on se dit que la trame intello du film peut se poser, que ce genre de rebondissement est à l'image de la carrière de Will Smith, qui passe de Bad Boys et M.I.B. à A La Recherche du Bonheur. Espoir de carrière bien menée...

Ben non, pas pour tout de suite. Le rebondissement a pour effet indésirable de frustrer un peu, il saute en l'air et retombe au même endroit au lieu de vraiment rebondir plus loin. Pour défiler la métaphore, disons que le film n'arrive pas à vraiment quitter le côté super-héros. Et il ne reste plus que quelques bribes pour faire de ce film quelque chose qui ne soit pas un pop-corn movie à gros budget: 2-3 répliques inconvenantes. Mais du bon gros cliché bien épais, ça, on n'en manque pas. J'étais pourtant pas venu pour ça...

Donc au final, on se retrouve avec un film à gros budget sympatoche, dans lequel Charlize Theron rayonne, mais où Will Smith déconne, et on est content de voir ce film quand on a une fringale de popcorn.

affiche du film

mercredi 16 juillet 2008

Les Sept Jours - ***

Les sept jours du deuil dans la tradition juive, c'est toute la famille du défunt qui vient squatter chez la veuve, Vivianne, laquelle doit supporter cette promiscuité et tout ce que ça crée: une marinade de non-dits, de reproches, de rancœurs. Boudiou, on aimerait pas avoir à supporter ce genre de deuil chez soi!

Ce film des frère&sœur Elkabetz aurait pu être une pièce de théâtre, c'est en tout cas un véritable huis clos, justifié dans le fond et dont la forme donne tout son épaisseur au film. On en ressort avec un regard étrange sur cette coutume: oppressante comme sait parfois l'être le rite juif, surtout pour une veuve, une femme, et en même temps qui permet de forcer les membres de la famille à se confronter courageusement. Comme si le mort disait "eh maintenant les gars, finis les non-dits, vous réglez vos comptes l'un en face de l'autre, il faut assainir la situation!"

Vu mon faible sentiment familial, il est clair que j'en chierais à la place du personnage de Vivianne. Là, c'est surtout cette pièce de théâtre qui met un peu mal à l'aise, et fait parfois sourire. Une jolie petite peinture familiale.

affiche du film

Sparrow - ****

Le dernier Johnnie To n'a pas grand chose à voir avec ses films précédents, P.T.U., Election ou Breaking News. Carrément moins de cartouches tirées à la seconde. Mais on baigne toujours dans cette criminalité moite de Hong-Kong, celle qui me fait me déplacer à chacun de ses films.

Sparrow, c'est le moineau, et le pick-pocket en langage familier à Hong-Kong. Là, les 4 plus fins pick-pockets de HK vont être provoqués par une charmante sirène, qui baigne dans des eaux un peu troubles. Les éléments classiques du Johnnie To sont là. Mais cette fois-ci, on a en plus droit à une touche "cinéma américain des années 50", dans la musique et dans les scènes. Voire une ambiance latin-jazz. C'est très étrange. En plus, c'est pas un polar stricto sensu, c'est surtout une comédie. Suffit de rajouter la touche de poésie sur le thème du moineau (qui joue bel et bien un rôle dans le film), et on se dit que ce cinéaste sait y faire quand il s'agit de tester de nouveaux genres tout en restant fidèle à ses thèmes. Un film inventif, pour un réalisateur qui sait se réinventer. Evidemment que j'ai aimé, évidemment que j'irai aussi voir son prochain sans hésiter.

affiche du film

Un Conte de Noël - ***

Junon Vuillard a un cancer. Une greffe de moelle osseuse a une petite chance de la sauver, mais pourrait aussi la tuer. Ses 4 enfants et ses 3 petits enfants pourraient être compatibles. Mais c'est une famille avec ses histoires, et Junon va déjà essayer de les réunir pour Noël, malgré les rancœurs et les névroses. Réunir une famille qui n'est famille que dans les apparences, et on souhaite bien du courage à ces apparences pendant les fêtes de Noël...

Après le très très très beau Rois & Reine, Arnaud Desplechin nous ressort la famille Vuillard, Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos, et prend le temps de nous raconter son histoire avec son rythme si caractéristique, lent et théâtral. Et se lâche dans le soin du détail. A quoi servent les scènes des 10 Commandements, quel est le sens caché du prénom de la mère, Junon? Et pourquoi le mari de Junon, Abel, traduit Nietzsche à la volée? Des tas de petits trucs où on se dit qu'en sortant de la Fémis, on capterait bien plus de clins d'œil de l'artiste. C'est presque frustrant. Alors on assiste un peu impuissant, de même qu'on assiste impuissant à Melvil Poupaud en train de faire l'amour à Chiara Mastroianni... Y'a pas mal de frustration dans ce film, il est plus dur à supporter, pour moi, que Rois & Reine.

Et sinon, si je voulais voir ce film rien que pour le cinéaste et sa distribution, j'étais aussi un peu émoustillé après la mini-polémique dans les colonnes du Monde, sur le fait que ce film était trop lisse, trop "France blanche catholique". Pfff... c'est vraiment de la polémique de sociologue, l'histoire de ce film est assez banale pour qu'on n'ait pas besoin d'y mettre un quota de pédés ou de blacks. C'est un joli film sur le sens de la famille, avec des vérités élémentaires et populaires mises à mal par la réalité (genre "je l'aime, c'est mon frère"). J'ai bien aimé.

affiche du film

jeudi 10 juillet 2008

La Figuration Narrative - Grand Palais - ****

La Figuration Narrative, c'est le genre de mouvement qui a un peu péché par son appellation obscure de 2 concepts juxtaposés, et même pas percutants avec ça, à la différence de "Pop Art", "ready-made" ou de "Blaue Reiter". Ça méritait pourtant mieux.

Le Grand Palais propose jusqu'à dimanche prochain (faites vite!) une rétrospective d'ensemble de ce mouvement, qui mérite le voyage pour 2 raisons. Déjà, c'est le dernier grand mouvement artistique qui ait eu lieu à Paris et qui avait une démarche politique. 1960-1972 pour les dates, on est en pleine affirmation du mouvement contestataire, quand les idéaux politiques de nos jours se limitent à des "contributions" du PS et des partis anti-tout plus à gauche. C'était du sérieux, l'artiste dans son temps. A l'époque, on se fiche de faire des plaques d'acier de 15 m de haut qu'on vend pour des sommes déraisonnables à des institutions ou des ministères en quête de m'as-tu-vu-j'ai-fait-le-plus-gros-chèque. L'art restait avant tout un engagement, une œuvre créatrice plutôt qu'une œuvre mise en vente, à la différence d'aujourd'hui. Ça fait du bien de se rappeler que par le détournement d'affiches ou les peintures très classiques, on peut attirer le regard pour le contenu de l'œuvre plutôt que pour la signature apposée sur l'étiquette. Même si ça aide pas à marquer la postérité (avant cette expo, Voss, Arroyo ou Télémaque, pour moi, étaient des personnages de pièces de théâtre, des politiques ou des héros mythiques). Et puis le message politique, dans l'art, on aime (pop art) ou on aime pas (art naïf), mais moi j'aime, j'apprécie l'art relié à une époque et à un contexte historique,

Ensuite, et c'est le cœur de l'expression "figuration narrative", c'est un mouvement figuratif. Quand l'abstraction est consacrée comme révélation du XXe siècle, ce mouvement va devoir se montrer très inventif par d'autres procédés: le rythme, la narration au sein du tableau, le collage et le détournement, le cinéma et la photo. C'est un vrai foisonnement. Et ça permet de donner une vraie épaisseur à une œuvre, par ses lectures possibles. Le narratif se lit de différentes façons, on est en face d'un vrai mouvement d'ensemble et pas d'une imposture trop éclectique mal justifiée façon "L'art libre et sans concession de Los Angeles dans les années 90". Mais comme c'est un mouvement parisien, alors que New York est déjà la capitale culturelle du monde, c'est un mouvement avec une faible visibilité, et comme dit plus haut, qui n'a pas trop su se faire connaître à la postérité. C'est dommage, mais ça n'excuse plus le public qui raterait cette expo très bien foutue (comme toutes celles du Grand Palais).

Des tas d'œuvres plein les mirettes, une cohérence qui convainc, et une certaine dose d'enthousiasme à la fin de l'expo, en fait. Le catalogue vaut 49 euros et la Saint Oli, c'est samedi. Si vous savez pas quoi m'offrir :-D

affiche de l'expo

mardi 8 juillet 2008

Un Mensonge de Porte-parole

"Les cadres savent parfaitement que la liberté de travailler plus, c'est la plus grande des richesses."

Frédéric Lefèbvre, porte-parole hypersarkozyste de l'UMP, n'est pas cadre, j'imagine. Il confond indépendant et cadre. C'est un peu gros, comme confusion... Mais ça passe, comme quoi, c'est pas parce que c'est gros que ça a du mal à passer (alors que chez moi, si!)

En fait, j'ai trouvé ce qui me dérange dans les médias: c'est leur absence de réaction face à des conneries aussi grosses. Au nom de l'objectivité intellectuelle, ils laissent les gens dire que 2 et 2 font 9, et osent mettre ce genre d'interview dans la rubrique "informations". C'est pas forcément une marque d'objectivité de leur part, mais c'est clairement une marque de désinformation. Ça nous manque, les Ivan Levaï, capables de contredire un interviewé...

Idée pour France Télévisions pour réduire ses coûts: arrêter d'interviewer les gens.

Le Bobo contempteur

Le Bobo, c'est un libéral de gauche, gay ou gay-friendly, aisé, qui aime les sorties culturelles et ne va en province que si c'est un spot bobo à la mode (Ré, Luberon ou Vexin). Et surtout, il méprise la plèbe, le vulgum pecus, et ces gens qui ont des manières de rustaud, qui tunent leur voiture (et déjà qui ont une voiture!), et regardent TF1, ces gens qu'il désigne par "des beaufs" quand bien même ils n'ont jamais été le frère de leur compagne/compagnon. De Gaulle prenait les Français pour des veaux, le Bobo prend le beauf pour des veaux.

Quand je découvre que les petits restaux indiens qui font le charme de mon faubourg prennent eux aussi les beaufs pour des veaux, je me dis que c'est fini, mon faubourg est en voie de boboïsation inéluctable.

vendredi 4 juillet 2008

Et pendant ce temps

Sophie Marceau demande toujours la libération de Liliane Bettencourt. Nous ne l'oublions pas. Ne l'oubliez pas, hein.

affiche du film


(Bon OK, je voulais la faire plus tôt mais j'ai manqué de temps)

L'imposture!

"Dans un faubourg populaire du nord de Paris en 1936, l'élection printanière du gouvernement de Front Populaire fait naître les plus folles espérances et favorise la montée des extrêmes. "

Je proteste! Le faubourg populaire du nord de Paris, ça fait toujours naître des espérances absolument folles, mais je veux pas des Choristes dans mon quartier moi! Et puis on va s'imaginer que 42, Faubourg, c'est le Faubourg en 1942! Pfff... Le ptit Jean-Baptiste Maunier a pas intérêt à se pointer en bas de chez moi...

affiche du film

jeudi 3 juillet 2008

Mise à jour de la tout-doux liste

  • Oum Kalsoum à l'IMA (teneur garantie en pédés...)
  • Collection Barbier-Müller à Jacquemart-André (ze ultimate collection privée d'arts premiers!)
  • Annie Leibovitz à la Maison Européenne de la Photographie (la foire aux vanités)
  • Hokusai à Guimet (enfin, les Européens et Hokusai)
  • Polynésie, au Quai Branly
  • China Gold à Maillol (l'art contemporain chinois)

Toujours pareil, si y'a des volontaires pour voir une des expos listées avec moi, blog xbluechip point net :-)

mercredi 2 juillet 2008

Eldorado - *

Un importateur de voitures américaines au plat pays qui aide un jeune toxico qui venait de le cambrioler à retourner chez ses parents, pas loin de la frontière française. Ça c'est l'histoire. Du road-movie sur route wallonne. Avec un petit peu de divertissement, en croisant des gens presque bizarres mais pas absurdes.

Mais la Wallonie, c'est pas que des gens presque bizarres, et ça manque de gens bizarres et absurdes pour faire prendre la mayonnaise. Un road-movie, faut du suspense ou du charme, et de l'humour en bonus. Là, le charme des routes wallonnes passe bien vite, on attend un virage qui soit plus passionnant qu'un détour, et il ne vient pas. Alors on essaye de trouver les personnages "attachants", mais j'ai pas envie de m'attacher à ces gens qui n'ont rien d'extraordinaire. Qui ne disent pas leurs sentiments, qui sont bourrus sans être méchants ni bornés, qui vivent une vie pas illogique, juste éloignée de la mienne mais pas impossible. A moins de considérer que ce qui n'est pas "une vie normale" est absurde (et dans cas, vive l'intolérance bourgeoise! - c'est presque l'impression que j'ai eu à un moment, même si c'est sans doute une impression exagérée).

Et donc je vais vite l'oublier, ce film, sans le faire exprès. Pas assez d'émotions enregistrées dans ma tête. Admettons que ce film ne verse jamais dans le caricatural, mais il avait le droit aussi de dépasser le stade de la rencontre improbable, s'il voulait captiver le public. Je resterai sur des films comme Quand La Mer Monte, quand je voudrai me souvenir de films avec du relief au plat pays.

Ah oui, et faut pas voir ce film quand t'as du sommeil en retard! Certaines personnes dans la salle n'étaient pas au courant de ce dernier point...

affiche du film