Par Oli @42Faubourg,
jeudi 28 août 2008 à 15:52 ::Ma vie
Après la léthargie blogosphérique aoûtienne, va falloir que je me reprenne en main. Tout indique que les gens sont rentrés. JoliCravail me donne de plus en plus de boulot, mon agrégateur RSS redépasse les 100 posts à lire entre 2 pauses lectures, j'ai pas que Ma'ame Buzenval qui lit mon blog quotidiennement, j'ai à nouveau plusieurs lecteurs. Bref.
Samedi soir, c'est la Back To Paris 2008. On essayera d'y faire un tour (même si j'arrive pas à écrire de commentaire dans le billet de chez Msieur DFP, j'espère bien que ça sera pas trop contraint par une liste). Et puis c'est parti. J'ai plein de résolutions pour la rentrée, comme celle de démarrer une nouvelle vie, et celle de bloguer tous les jours, et sans bâcler.
Par Oli @42Faubourg,
jeudi 21 août 2008 à 15:00 ::Ma vie
Heyo cher lectorat,
Vous avez le nom d'un dentiste sympa à Paris, à me conseiller? (pas d'urgence, hein, c'est pour la visite de routineannuellebisannuelletrisannuelle décennale)
Par Oli @42Faubourg,
mercredi 20 août 2008 à 00:11 ::Ma vie
C'est un article d'une revue scientifique très sérieuse qu'on peut toujours lire avec intérêt (Sexologies, Volume 15, Issue 3, July-September 2006, Pages 176-182 ): "Les effets de la dépression sur l’activité sexuelle et la prise de risques parmi les gays français utilisateurs de sites de rencontre sur Internet".
Bon, ça va, la prise de risque est négligeable pour moi. Mais j'ai un peu tendance à gérer le retour-de-vacances-anniversaire-de-rupture de façon très site-de-rencontre-pour-l'activité-sexuelle. Je cherche quoi là-dedans? Aucune idée. Si vous aviez la réponse. Manifestement, pas du réconfort ni de l'amour, vu la façon dont je m'y prends. Une présence, peut-être. Pour compenser une absence, un vide. Et une impermanence pour répondre à l'absence de stabilité. De la belle contradiction intérieure. Du grand n'importe quoi, aussi, cette vie dont le cours m'échappe depuis 1 an. Loin de mes rêves machiavéliques et nawak de contrôler et modifier les sentiments des autres à ma guise (et dans mon intérêt), je ne sais même pas où j'en suis moi-même, de mon cœur et de mes sentiments.
C'est pas faute de vouloir repartir de l'avant. Je me fais appeler Charlotte par Mâ'âme Buzenval, à re-chercher le Prince Charmant de façon bornée et presque automatisée. Puis à tomber sur le Plan Cul.
Si encore je tombais sur le super plan, le BCU (Bon Coup Ultime). Celui qui fait perdre la mémoire et oublier hier et demain. Mais un mauvais karma, c'est un mauvais karma. Alors je me limite à des expériences standard, banales, avec toute la fadeur de la facilité qui s'oublie dès le lendemain quand on se reconnecte sur les sites. Du Gauthier absolu, dirait quelqu'un.
Je veux quoi au juste? Autre chose, déjà. Effacer un tas de moments et partir de l'avant. Dans l'espace des possibilités qui dépendent réellement de moi, je ne vois qu'une seule chose qui pourrait m'aider, changer de boulot. Vivement la réouverture des entreprises en septembre. Sophie de Menthon serait contente d'apprendre que l'entreprise permet de s'épanouir presque autant que l'amour.
Par Oli @42Faubourg,
dimanche 10 août 2008 à 11:44 ::Ma vie
Tiens ça fait pile 1 an, à l'heure près. 1 an que je déguste, que rien ne se passe comme j'aimerais et que j'essaye de retomber sur mes 2 pattes. Encore rêvé de Lex cette nuit, dans un rêve bien malsain, avec des rapports demandeurs/refuseurs stériles entre les gens, et moi qui perds à la fin. Et pour être bien obsédé par le sujet, je pars dans 3 jours là où nous avions eu nos toutes dernières vacances, là où au retour sous la grisaille pluvieuse de Paris, il m'avait apporté des croissants et mes clefs. Croisons les doigts pour qu'il fasse beau au retour à Paris cette année, histoire que je flotte pas trop dans la symbolique permanente à tous coins de rues.
On m'a dit qu'une peine de cœur, ça dure 2 ans. Donc il ne me reste plus qu'1 an à attendre avant d'être en paix. Je vais mettre une bouteille de champagne au frais en prévision.
Par Oli @42Faubourg,
jeudi 7 août 2008 à 06:53 ::Ma vie
"Denver, le dernier dinosaure, c'est mon ami et bien plus encore!"
Plus encore, Denver, c'est une ville totalement paumée dans la steppe du Colorado, où on mange la meilleure bouffe tex-mex des USA (testez le chimichanga!), où on peut se la jouer hype en allant skier dans les Rocheuses d'à-côté, et où, merci de me l'avoir appris, Chondre, on peut espérer rencontrer un membre du clan des Carrington, de dans Dynasty.
Quand on vient de la côte ouest, on est accueilli par des montagnes qui forcent le respect. Des tas de Mont-Blanc partout (rappel: on est en plein mois de juin sur le 40e parallèle nord, sur la photo).
Puis brutalement, c'est la steppe, avec des champs qu'on essaye de cultiver avec des tonnes d'eau, du moins tant qu'il en reste...
(essayez de trouver l'œuf de dinosaure caché sous terre dans cette photo...)
Les Denverites sont fiers de leurs montagnes, et même que pour enluminer leur immense aéroport surdimensionné de DIA (Denver International Airport), ils s'en sont inspirés.
Mais en fait, Denver, c'est ze grande ville typiquement américaine. La preuve, quand vous avez regardé le générique du dessin animé, au moment où apparaît (deux fois) le logo de la série, c'est la silhouette de la ville de Denver qu'on voit, alors que vous croyiez tous que c'était la silhouette d'une ville américaine banale.
L'originale
Je mens pas quand je dis que les montagnes sont à 2 pas
Y'a 3 zones dignes d'intérêt pour moi à Denver: LoDo, Downtown et Capitol Hill. LoDo (Lower Downtown), c'est ce qu'il reste du vieux Denver, avec des immeubles bas en brique, qui ont su contenir la poussée des gratte-ciel d'à-côté.
On peut même trouver la gare, qu'on sent avoir eu un passé glorieux, et qui après renseignement, ne fait plus dans le trafic de voyageurs depuis longtemps ma bonne dame!
Downtown, avec ses gratte-ciel classiques, vus et revus partout ailleurs, et avec moins d'audace qu'à Chicago ou New York. Mais avec sa 16e rue, une immense rue commerçante, une galerie marchande à ciel ouvert, où on peut acheter de la bouffe, des fringues, de la bouffe, des fringues, de la bouffe, des fringues, et un peu d'électronique avant d'aller se prendre un truc à manger, c'est sûr, c'est clairement la ville la plus américaine qui soit (designée par le cabinet d'architectes de Ieoh Ming Pei, soit dit en passant)
Cela dit, c'est une rue agréable pour se balader, et puis on arrive même à y dénicher un monument historique, la Daniels & Fisher Tower de Denver, un remake du campanile de la place Saint-Marc de Venise.
Le troisième quartier sympa est la colline autour du Capitole local. On s'y ballade, et surtout le soir, vu que c'est dans le coin qu'on trouve le plus de bars susceptibles de m'intéresser le soir quand je me dis que je tenterais bien des rencontres, euh, intéressantes, moi.
Dernier point intéressant pour qui serait obligé de visiter cette ville: c'est une ville connue pour ses bières, ses très nombreuses bières et brasseries. Avec Andrew, on avait même goûté 6 de ces bières... La plus connue est la Coors, et elle a même donné son nom au stade, au pied de LoDo.
Voilà, euh, sinon, j'ai pas eu le temps de visiter le musée d'art moderne de la ville, c'est dommage. Une prochaine fois sans doute.
Par Oli @42Faubourg,
mercredi 6 août 2008 à 18:02 ::Ma vie
Dans la plus pure tradition des pays communistes (URSS, Chine,...), la France de Raffarin avait instauré les mentions "Mangez 5 fruits et légumes par jour" "N'oubliez pas de faire du sport" "Tu as relevé la lunette des WC avant de faire pipi?" "Tu descendras la poubelle en sortant stp".
Puisque ces messages hygiénistes sont faits pour le bien public, je propose un nouveau message, balancé 15 fois par heure sur les quais du RER et dans les rues, avec des sirènes: "utilisez un déo efficace quand il fait chaud". Parce que des fois, c'est juste pas possible.
Par Oli @42Faubourg,
mercredi 6 août 2008 à 10:43 ::Ma vie
Je sais bien que je n'ai aucun succès avec mes billets de cinéma. Donc pour relancer un peu l'audience de ce blog, et avant d'en arriver à l'extrémité de montrer mon bout, j'ai demandé à Pingui et son homme l'autorisation de prendre des photos d'Icare, pour 1. confirmer que ce chat existe 2. montrer à quel point c'est chou, un chartreux (le seul chat sans doute que je pourrais avoir chez moi).
Notez sur la dernière photo l'air de mère attentionnée de Pingui, et à quel point le chat s'en fout (il fait moins le malin, cela dit, quand il se fait engueuler par THOG!)
Par Oli @42Faubourg,
mardi 5 août 2008 à 20:55 ::Ciné
Im Kwon-Taek a encore sorti un film. On attend la réaction de Woody Allen, qui a quand même pris pas mal de retard. Mais là, à la décharge de Woody, ça faisait un bail que Kwon-Taek nous avait rien fait. Alors là, il nous sort un film sur un sujet pas très connu en Europe: l'art du (hop, je vérifie l'orthographe...) pansori ( 판소리 , le chant du lieu public, en coréen). Un récit chanté avec des vocalises et accompagné d'un tambour à la rythmique très précise, le tout à peine moins difficile d'accès que le Nô japonais (qui n'a sans doute rien à voir, mais c'est juste pour faire une comparaison).
L'histoire, donc, c'est un maître pansori qui a recueilli 2 jeunes enfants pour en faire une chanteuse et un joueur de tambour. Un jour, les tensions entre le garçon et le maître sont trop fortes, et malgré l'amour que le garçon porte à sa sœur, devenu jeune homme, il s'enfuit. Il cherchera alors à revoir sa sœur régulièrement. Et reviendra sur les lieux plusieurs décennies après. Ça c'est l'histoire déroulée. Maintenant, vous secouez tout ça, tout est dans le désordre, et vous avez l'histoire telle qu'Im Kwon-Taek la représente: analepse et prolepse, la chronologie part dans tous les sens. Avec quelques indications au début de chaque nouvelle partie, pour guider le spectateur.
Le film alterne en fait ses histoires dans tous les temps, et des scènes de chant pansori. Qui surprennent un peu, qu'on finit par apprécier au fur et à mesure. Des scènes pas trop longues pour nous endormir, ni trop courtes pour être bâclées. Des scènes qui font le même effet qu'un air à l'opéra: on écoute et on se laisse emporter. Très agréable, une fois qu'on s'est habitué à la voix qui semble parfois venir du fond de la gorge. Le reste du film est assez riche en actions, rien à voir avec Lake Tahoe, et donc le contemplatif ne l'emporte pas, tout est question d'alternance harmonieuse entre les instants de contemplation et ceux d'action. Et, je trouve, un très bel effet d'image, quand chaque partie se termine par un plan grossissant vers le visage du personnage, la caméra s'avançant doucement. Tout ça, des pattes de l'artiste, pour un film autrement plus typé coréen qu'un Kim Ki-Duk récent, et qui mérite d'être vu par ceux qui se sont déjà fait un peu la main sur des films coréens plus faciles (et pour ceux qui veulent découvrir le pansori).
Par Oli @42Faubourg,
mardi 5 août 2008 à 20:14 ::Ciné
Un film pour catherinettes, vu avec des tas de catherinettes dans la salle, et avec un tel talent qu'on se dit que ce film a sans doute été réalisé par une catherinette, Zoe Cassavetes en l'occurrence.
Alors pour les catherinettes, on découvre toute la difficulté que représente l'amour après 25-30 ans, chercher et ne pas trouver Mr. Right, avec l'impression que ça va pas s'améliorer avec le temps. De ce côté-là, c'est assez fin pour sentir le vécu. Evidemment, pour la gent masculine, c'est plus un documentaire qu'un film qui nous parle... D'où mon avis moyen-bon sur le film. Il ne restera pas gravé dans ma mémoire, mais m'aura amusé.
Petit détail sinon, il m'est arrivé le même truc qu'à pas mal d'autres: l'impression que le film se déroulait à Londres, alors qu'on découvre à mi-film qu'on est à New York. Pourquoi cette impression? La vue de la ville au début du film, une ville européenne, des immeubles en pierre, sans doute près du Flat Iron. Et puis cette atmosphère qui n'a pas l'air aussi stressée que l'image qu'on a de celle New York, tout en étant dans une ville qui pulse. Sans doute un parti pris de Zoe C., pour qui la vie d'une catherinette trentenaire est déjà assez stressante en soi.
Par Oli @42Faubourg,
mardi 5 août 2008 à 20:01 ::Ciné
Je vais pas trop m'étendre sur un film sorti il y a presque 2 mois. Mais en tout cas, ce film vaut le coup pour 2 raisons.
Déjà, finir de se convaincre que Sylvie Testud est douée, qu'il faut arrêter de prendre Agnès Jaoui et autres actrices à répertoire qui tient sur 3 mm, quand on a Sylvie Testud pour le même prix. Voire moins cher, pour se payer ensuite Arielle Dombasles sur l'affiche, quitte à lui refiler (pour mon plus grand plaisir) le sale rôle.
Ensuite, parce que dans la série des biopics, ces biographies au cinéma, c'est une biopic bien léchée, qui prend le temps de dérouler la vie de l'auteur de sa révélation à sa mort. Et moi, j'aime bien les biopics, ça me permet d'en savoir plus tout en me divertissant (ça fait 10 ans que je me dis qu'il faudrait que je découvre un peu Françoise Sagan, en commençant par lire Bonjour Tristesse, et maintenant, j'ai l'impression d'avoir déjà fait un bon tiers du chemin...).
Par Oli @42Faubourg,
mardi 5 août 2008 à 19:50 ::Ciné
Autre très bon film en ce moment sur les écrans, Hallam Foe, une histoire très étrange, un ado en rupture avec son père et sa belle-mère, et à qui sa mère, décédée par noyade dans le loch du château familial, manque terriblement. Cet ado qui va partir à Londres, et à qui la débrouillardise fera faire des rencontres un peu bizarres.
En prenant Jamie Bell, l'acteur qui avait joué Billy Elliot, le réalisateur a marqué son film de l'aura de Billy Elliott: le système D et l'agilité. Du coup, ça rend le film dynamique, inventif, et Hallam Foe très attachant. Inventif, donc, le film a un scénario original comme tout (surtout quand on a été invité à voir ce film sans se renseigner le moins du monde sur lui avant), et représente un peu ce cinéma british qui parle de vies d'aujourd'hui avec leurs difficultés et leurs réalités, mais sans verser dans le compassionnel façon film subventionné par France 3 Cinéma; c'est une belle histoire optimiste dans le fond, et c'est divertissant, tout ce que je demande au cinéma (et ce gros côté british, c'est justement peut-être ça que les distributeurs français ont voulu marquer en rajoutant un "my name is" au titre d'origine du film)
Par Oli @42Faubourg,
mardi 5 août 2008 à 19:05 ::Ciné
Le nouveau Pixar, vous en avez entendu parler partout, et souvent en bien. Je rajoute donc ma contribution: il est très bien ce dessin animé (il paraît qu'il faut dire "film d'animation" pour pas faire trop condescendant, comme on doit dire "en régions" pour dire "en province", mais j'ai du mal).
Wall-e, donc, le petit robot chargé de compacter les déchets laissés par les humains après leur disparaition de la Terre, est le dernier survivant de ses congénères. Il n'y a guère que lui et son copain le cafard, pour occuper leur journée à compacter, compacter, et collectionner quelques beaux objets retrouvés deci-delà. Puis un jour, c'est Eve, un robot tombé du ciel, une adorable forme ovoïde blanche aux grands yeux bleus (mais à la gachette facile) qui débarque et dont Wall-e tombe raide dingue. La suite, vous l'avez peut-être lue ailleurs et c'est dommage, ou pas, et c'est tant mieux.
On a fini de s'extasier sur la qualité technique des animations Pixar, ça fait longtemps qu'ils nous ont prouvé qu'ils savaient y faire. Maintenant, on peut s'extasier devant 3 autres trucs. D'abord, les paysages, ouah, même les montagnes d'ordures sont belles. Faudrait trouver moyen de voir ce film en BluRay sur un écran ultra haute dimension. Vais demander à La Voisin s'il a prévu ça pour Noël Puis la double lecture des histoires, que Pixar sait très bien faire. Pour les enfants, on dira de ce film que c'est une fable écolo. Pour les adultes, c'est un peu plus grinçant, et riche de tous les détails qui s'adressent plus particulièrement à nous jusqu'au clap de fin. Mais surtout c'est riche de toutes ces petits pépites au long du film, des moments de 3 secondes très drôles, qui font rire le spectateur de bout en bout, même si le côté zécolo l'emmerde un peu. C'est ce sens-là du détail que j'adore, c'est ça qui donne une épaisseur à l'histoire, et ça fait qu'au final, c'est parti pour être le meilleur film de l'été.
Un dissipateur de mauvaise humeur, en tout cas, ce film. Je sens que je vais aller le revoir dans une dizaine de jours...
Par Oli @42Faubourg,
lundi 4 août 2008 à 01:24 ::Mon avis
Lors du "paquet fiscal", appelé loi TEPA, et censé relancer la consommation (on a pu voir l'effet que ça avait...) et faire revenir Johnny et Læticia en France (on a pu voir l'effet que ça avait aussi...), le gouvernement a réduit les droits de succession pour les riches. Mais dans un désir de justice sociale, il a aussi décidé la mise en place d'un abattement de 30 000 euros pour les donations aux petits-enfants et arrières-petits-enfants. C'est gentil, pour aider les petits-enfants à s'acheter un appart ou à financer les travaux.
Sauf que c'est une belle connerie. Parce que la loi dit précisément que l'abattement n'est valable que si le donateur (= celui qui donne) a moins de 65 ans et le donataire (= celui qui reçoit) plus de 18 ans. Donc s'il y a moins de 47 ans d'écart entre le grand-parent et son petit-enfant. Hum... Ou encore s'il y a moins de 47 ans entre l'arrière-grand-parent et son arrière-petit-enfant. Ouais, ça court les rues, les familles où on tombe enceinte à 15 ans pour accoucher à 16. Seul moyen d'arriver à moins de 47 ans entre arrière-grand-maman et arrière-petit-fiston.
Une loi pour familles de dépravés sexuels, j'vous dis!
Par Oli @42Faubourg,
vendredi 1 août 2008 à 11:46 ::Mon avis
Le collectif de parlementaires qui s'inquiète de la disparition des numéros de plaque minéralogique old style, avec le département, s'est baptisé "Jamais sans mon département". Ces représentants du bon peuple français refusent le système à venir, au format AA-123-AA, où le numéro du département ne sera proposé qu'à titre facultatif, en plus petit, un peu comme les codes de pays actuellement visibles tout à droite des plaques (et qui permettent de se demander régulièrement si SLO est la Slovénie ou la Slovaquie). Ca ne leur suffit pas, un numéro de département facultatif à droite de la plaque. Leur contre-proposition, c'est un numéro o-bli-ga-toire. T'es pas plus fier de ton département que de la couleur des géraniums de ton voisin du 5e étage ou du parfum des yaourts de la personne devant toi à la caisse du Super U? Eh ben ta gueule! Sois fier et obéis, soutiens la proposition qui veut rendre le numéro obligatoire et pas facultatif. Ca s'appelle la Défense du Terroir, selon un député de la Mayenne (53 - préfecture Laval, sous-préfectures Château-Gontier et Mayenne).
Ben voyons. La défense du terroir. La gueule de la défense du terroir, quand on porte un 94, un 06, un 44 ou un 69 au cul de sa voiture. T'es Parisien, tu roules à Marseille? Ben tu devras o-bli-ga-toi-re-ment afficher ta défense du terroir parisien aux locaux, pour leur faire assavoir ta fierté du terroir de ton cru, champignons de Paris et boule à neige de Tour Eiffel. Et si t'as pas envie de te faire rayer ta voiture, citoyen, sois courageux, serre les dents car tu sers ton terroir!
Je pensais qu'on avait touché le fond avec l'affaire de la banderole du PSG "bienvenue chez les ch'tis", où le président des footballeurs avait déclaré "Nous sommes tous des Ch'tis". Non non, on peut creuser encore plus profond.
Tu m'étonnes que les traités européens sont tous refusés les uns après les autres. On ferait un traité d'union française qu'il serait rejeté lui aussi. Les gens veulent pas entendre parler d'ailleurs, ils sont bien dans leur terroir. Et d'ailleurs, ils ne consomment que des écrans LCD AOC et ne mangent que la potée locale, vu qu'ils sont cohérents.
L'affiche est présente dans toutes les stations de métro. Le titre complet est trompeur: "Hokusai, l'Affolé de son Art, d'Edmond de Goncourt à Norbert Lagane" fait croire que c'est une expo sur la perception par les Européens de la fin du XIXe siècle d'un des plus grands artistes japonais. Mais non, c'est bien une expo sur Hokusai lui-même. Et ça dure que 2 mois. Et c'est présenté au musée Guimet, musée avec l'imbattable capacité d'ordonner ses œuvres de sorte que le public ne défile que trrrrrès lentement devant. Tout ça mélangé, ça fait 1 heure d'attente avant de pouvoir voir l'expo.
Mais une expo complète sur Hokusai, ça vaut le coup.
Après la phénoménale expo "Images du Monde Flottant" il y a quelques années au Grand Palais, et la rétrospective Hiroshige à la Maison de la Culture du Japon juste après, on a droit au troisième volet du tryptique qui permet de dire "j'ai vu des estampes japonaises, et pas que chez un garçon qui m'en a montrées chez lui".
Hokusai, c'est le touche à tout des grands artistes passés à la postérité à l'étranger. Il a fait du ukiyo-e (les images du monde flottant, portraits d'acteurs ou de femmes de plaisir), des images érotiques, du classique et conventionnel façon branche de prunier en fleur et son rossignol, et du lyrique avec un style très personnel. Un style où ce n'est pas une scène qui est reproduite, comme dans tout un tas de peintures japonaises et chinoises, mais un paysage comportant une scène. La scène, l'histoire décrite, est sublimée par le paysage, c'est la vue du paysage qui encadre la scène. Et permet de relativiser le détail physique de la scène, pour laisser la priorité au lyrisme. En particulier, ça donne des "natures mortes", des extraits de vie quotidienne en fait. Et puis surtout, l'attachement au paysage pour servir de support à la scène a conduit Hokusai à introduire un truc pas très connu des artistes japonais de l'époque: la perspective et le point de fuite. J'ai pas trouvé d'images sur Google pour illustrer ça, mais on voit chez Hokusai des peintures qui, à la géographie près, font très Sisley et Cie: des paysages aux chemins serpentant entre les arbres au bord de l'eau, et 2-3 promeneurs. Je vous assure, c'est pas banal comme estampe, et donne un résultat très joli.
Evidemment, les 100 vues du Mont Fuji attirent le regard. Le public de retraités était fasciné devant les séries de grandes fleurs et de petites fleurs, mais personne pour me déranger pour voir ces toutes premières estampes à point de fuite. J'ai pas les mêmes goûts que les retraités, on dirait... C'est donc l'astuce du jour offerte par 42, Faubourg, affrontez la file d'attente à l'entrée, et puis évitez les foules amassées devant les mêmes classiques, pour voir ce qu'elles délaissent. Le plus beau. Le plus original, le moins "tiens, voilà de l'estampe". C'est ça qui est beau, dans cette expo.
Mais c'est jusqu'au 4 août, faites vite!
Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole.