Luisa aime Rodolfo. Wurm aime Luisa. On le comprend: Luisa est jeune et belle, elle vit au cœur des pâturages avec sa copine Heidi, et préparer du chocolat milka à longueur de journée, ça donne les joues roses et les formes rondes. Sauf que Wurm est vieux et moche à faire peur à un lombric (blague de germanophone, pouf pouf).Et comment ça va finir tout ça? Comme 99,999% des histoires d'amour impossibles. Je vous raconte pas la fin, mais vous l'avez devinée.

En même temps, je m'en veux pas trop de spoiler sans prévenir. Le livret est niais mais niais, niais comme j'avais jamais vu à l'opéra. Dire qu'on a critiqué L'Elixir d'Amour l'an dernier pour son côté lyrique niais. L'Elixir d'Amour, à côté de Luisa Miller, c'est du David Lynch. Ce ne sont certainement pas les décors qui vont sauver la mise. Les fans de décors traditionnels en auront pour leurs 130 euros de place au parterre, mais les autres seront déçus par ce décor de boule à neige helvétique.
Alors il y a les chanteurs, et Rodolfo / Ramon Vargas, qui m'a impressionné. Un très beau moment, long et beau, on est content que ça ait duré si longtemps. Et plus largement, autant les chanteuses m'ont peu remué, autant j'ai adoré écouter les voix masculines. Je dois avoir l'oreille trop déchirée pour apprécier les aigus ^^

Bon, c'est bon, j'ai vu ce Verdi. Et j'y retournerai pas, livret beaucoup trop niais, limite chiant. Mais content de continuer à découvrir de nouvelles voix.