Babylone, c'est pour moi la civilisation méconnue qu'on peut mieux admirer dans les musées berlinois qu'à Paris. Mais un lourdage intempestif a reporté sine die une escapade prévue à Berlin. J'étais donc pas mécontent à la base d'avoir cette expo à domicile.

Eh ben pour faire bref, c'est nul à chier, et carrément moins intéressant qu'une simple visite (moins chère) dans la section Mésopotamie du Louvre.

Nul à chier, parce qu'avec 1,5 pièce de valeurs (le code d'Hammurabi et un petit bout de la porte d'Ishtar), on a le droit de supporter tout un paquet de pièces mineures (en gros, des bijoux et des petites plaques d'argile). Berlin propose l'essentiel des restes de la porte d'Ishtar, au moins, et dans mon souvenir, c'était assez grandiose. J'espérais le retrouver là, d'où une belle déception.

Mais surtout, le commissaire de l'exposition s'est davantage amusé avec les polices de caractères qu'avec la pédagogie. Les textes sont écrits en blanc sur vert (super pour la lisibilité...), tout en majuscules (!), dans un style lourd genre Proust asthmatique, et où on ne distingue même pas les points des virgules pour comprendre que la phrase s'arrête. Affreux. Le summum du grotesque: chaque lettre A figurant dans le titre des panneaux explicatifs est "calligraphié" sans sa barre transversale, comme un lambda majuscule. Bon, si ça se trouve, le designer-calligraphe de l'expo s'est dit que ça devait donner une touche cunéiforme aux textes, je sais pas... Mais au moins, qu'on mette le corps du texte en minuscules et qu'on rédige un peu mieux!

On sort de là, on n'a pas appris grand chose sur Babylone (à part qu'il y avait différentes époques, et qu'Hammurabi et Nabuchodonor II étaient des souverains majeurs de cette civilisation, et que Babylone a beaucoup fait fantasmer depuis lors).

Très déçu, donc. Pour 9,50 euros, j'aurais pu aller voir Marie-Antoinette au Grand Palais.




Comparatif: la porte d'Ishtar au Pergamon-Museum de Berlin, ce que le Louvre nous permet de voir.