Ça prend n'importe quand. En remplissant 6 pages de formulaires pour se demander si le fait de verser un peu d'alcool dans la nature peut nuire aux anguilles de Méditerranée parce que pour les gars du formulaire hygiène-sécurité-environnement, c'est super important que je leur dise. Un début d'apnée, le souffle se raccourcit. Puis au bout de 30, 40 secondes, une longue inspiration, suivie d'un soupir. Je dors debout, je fais de l'apnée du sommeil assis. Je soupire et je me laisse envahir par le futur antérieur, par ces situations que j'aurais aimé vivre. Coup de fatigue à 18h, il faut tenir jusqu'à 20h. Puis se laisser transporter sans force jusqu'à chez soi par le premier RER qui daignera passer ("en raison d'un incident sur un appareil d'alimentation électrique, le trafic est perturbé sur..."). Putain, on n'est que lundi!

Mercredi, on va me demander mon avis sur les nouvelles technos (j'ai mis dans mon CV que je m'y intéressais beaucoup, faut savoir assumer), et jeudi, Iphigénie va peut-être s'apprêter à sacrifier Oreste à l'opéra Garnier si les grévistes ne sacrifient pas ma seule soirée détente de la semaine.

Je crois que je suis déjà jet-laggué.