Le dernier Johnnie To n'a pas grand chose à voir avec ses films précédents, P.T.U., Election ou Breaking News. Carrément moins de cartouches tirées à la seconde. Mais on baigne toujours dans cette criminalité moite de Hong-Kong, celle qui me fait me déplacer à chacun de ses films.

Sparrow, c'est le moineau, et le pick-pocket en langage familier à Hong-Kong. Là, les 4 plus fins pick-pockets de HK vont être provoqués par une charmante sirène, qui baigne dans des eaux un peu troubles. Les éléments classiques du Johnnie To sont là. Mais cette fois-ci, on a en plus droit à une touche "cinéma américain des années 50", dans la musique et dans les scènes. Voire une ambiance latin-jazz. C'est très étrange. En plus, c'est pas un polar stricto sensu, c'est surtout une comédie. Suffit de rajouter la touche de poésie sur le thème du moineau (qui joue bel et bien un rôle dans le film), et on se dit que ce cinéaste sait y faire quand il s'agit de tester de nouveaux genres tout en restant fidèle à ses thèmes. Un film inventif, pour un réalisateur qui sait se réinventer. Evidemment que j'ai aimé, évidemment que j'irai aussi voir son prochain sans hésiter.

affiche du film