Bon, c'est l'inconvénient de ne jamais regarder les bandes-annonces exprès à l'avance, ni de lire les résumés des films qu'on va voir, on est des fois très surpris en choisissant ses films rien qu'avec l'affiche.

L'affiche, elle portait le nom d'un lac à la frontière américano-mexicaine, et avec la mention d'un prix au festival Sundance. Petit aparté, j'ai découvert qu'on ne disait pas "Festival de Sundance", mais "Festival Sundance", et qu'on ne gagne pas un prix "à Sundance" mais un prix "Sundance" ou "de Sundance", parce que Sundance, c'est le nom de l'institut qui gère le festival, et que le festival a lieu dans 3 villes de l'Utah, mais pas à Sundance (une station de ski de l'Utah). Fin de l'aparté. Donc en fait, Sundance a récompensé le début dans le cinéma du réalisateur, Fernando Eimbocke. Mais ça n'a rien du tout du tout à voir avec le genre de films que prime le festival Sundance. Oubliez les comparaisons avec Little Miss Sunshine ou Sexe, Mensonges et Vidéos, Lake Tahoe donne dans le contemplatif silencieux.

L'histoire, donc, c'est un garçon d'une quinzaine d'année qui vit avec sa mère et sa sœur dans une maison d'une suburb du Yucatan (rien à voir avec le lac Tahoe donc), et qui plante sa bagnole contre un poteau. En cherchant à la réparer, il va tomber sur le vieux garagiste méfiant mais cool, la vendeuse de pièces détachées un peu immature, l'ado débrouillard fan de kung-fu, et comme ça, sur 2 jours, on va le suivre. On va contempler la vie dans cette ville du Yucatan. Tranquillement, presque sans paroles (faut dire qu'il n'y a pas grand chose à raconter là-bas, sauf si on sait s'occuper avec des films de Jackie Chan).

Alors je sors de là déçu par cette surprise. J'ai pas accroché. Y'a des films contemplatifs que j'aime, comme Gerry, mais c'est rare, et la mayonnaise n'a pas du tout pris ici. A voir pour les amateurs de films contemplatifs, donc.

affiche du film